Facturation électronique : les 7 points à vérifier avant le 1er septembre 2026
À quelques semaines de l’entrée en vigueur de l’obligation de réception des factures électroniques, de nombreuses entreprises ont déjà engagé leur préparation. Une plateforme a été retenue, des échanges ont eu lieu avec l’éditeur du logiciel de gestion ou avec l’expert-comptable, et le sujet semble parfois « sous contrôle ».
Pourtant, dans de nombreux cas, les interrogations ne portent plus sur la compréhension de la réforme elle-même, mais sur sa mise en oeuvre concrète. Derrière un projet qui peut paraître essentiellement technique se cachent souvent des questions d’organisation, de données et de processus qui méritent d’être anticipées.
Voici les sept points qui nous semblent essentiels à vérifier avant l’échéance.
Point 1 : Votre plateforme agréée est-elle choisie et opérationnelle ?
Le choix de la plateforme agréée constitue naturellement une étape incontournable. Mais au-delà du choix lui-même, il est important de s’assurer que son déploiement est réellement engagé.
La plateforme est-elle configurée ? Les utilisateurs ont-ils été identifiés ? Les échanges avec vos outils de gestion ont-ils été validés ? Les rôles et droits d’accès ont-ils été définis ?
Autant de questions qui permettent de distinguer une décision prise d’une solution réellement opérationnelle.
Point 2 : vos outils sont-ils compatibles avec le nouveau dispositif ?
La plupart des entreprises ont désormais engagé des échanges avec leur éditeur de logiciel ou avec leur expert-comptable afin d’identifier la solution la plus adaptée à leur organisation.
Pour autant, la question ne se limite pas au choix d’une plateforme agréée. Il convient également de vérifier que l’ensemble de l’écosystème numérique de l’entreprise est prêt : logiciel de facturation, ERP, outil de gestion commerciale, logiciel comptable ou encore solutions métiers spécifiques.
L’accompagnement d’un expert-comptable peut ici permettre de prendre du recul sur les différents flux traités par l’entreprise et de s’assurer que les choix réalisés sont cohérents avec les besoins réels de l’organisation.
L’objectif n’est pas seulement d’être conforme, mais de garantir la continuité des opérations.
Point 3 : vos données sont-elles suffisamment fiables ?
À mesure que l’échéance approche, la question des données devient un enjeu central.
La réforme repose sur la circulation et l’exploitation d’informations structurées. La qualité des données présentes dans les logiciels de gestion, de facturation ou de comptabilité conditionnera donc le bon fonctionnement des futurs échanges.
Références clients, numéros SIREN, numéros de TVA, adresses, paramétrage des taux de TVA ou encore mentions obligatoires figurant sur les factures : autant d’éléments qui méritent d’être vérifiés avant l’entrée en vigueur du dispositif.
C’est également un sujet sur lequel l’expert-comptable joue un rôle important. Grâce à sa connaissance de l’entreprise, de ses outils et de ses flux administratifs, il peut aider à identifier certaines incohérences, attirer l’attention sur les points de vigilance et accompagner les travaux de fiabilisation nécessaires.
Au-delà de la conformité réglementaire, cette démarche contribue souvent à améliorer la qualité globale des informations utilisées quotidiennement par l’entreprise.
Point 4 : Savez-vous précisément comment circulent vos factures ?
Dans de nombreuses entreprises, le traitement des factures repose sur des habitudes qui se sont construites progressivement.
Une facture peut être reçue par une assistante, validée par un responsable de service, contrôlée par le service administratif puis transmise à la comptabilité. Certains processus sont parfaitement maîtrisés ; d’autres reposent davantage sur des pratiques informelles.
Avant l’entrée dans le nouveau dispositif, il est utile de cartographier ces flux afin d’identifier les éventuels points de blocage, les responsabilités de chacun et les situations qui nécessiteront une adaptation.
Cette étape permet également de s’assurer que la future organisation répond aux besoins réels de l’entreprise et non uniquement aux contraintes de l’outil retenu.
Point 5 : Les situations particulières ont-elles été identifiées ?
Toutes les factures ne suivent pas nécessairement le même circuit.
Certaines activités sont confrontées à des cas particuliers : notes de frais, acomptes, dépenses de déplacement, gestion de plusieurs sociétés, opérations spécifiques à certains secteurs d’activité ou flux impliquant des tiers.
Ces situations méritent une attention particulière car elles génèrent souvent les questions les plus complexes au moment du déploiement.
C’est précisément pour répondre à ces problématiques que nous mettons également à disposition des fiches pratiques adaptées à différentes activités et situations rencontrées par les entreprises.